Les archiparlements

LE PARLEMENT IMAGINAIRE ÉPHÉMÈRE

Le PIE représente une expérimentation politique et poétique, mais ne doit en aucun cas se transformer en une action destinée à tourner en dérision la représentation parlementaire ou la responsabilité élective et politique. Bien au contraire, ce Parlement constitue une opportunité de raviver les enjeux de la démocratie parlementaire dans des espaces sociaux et culturels qui n’en ont plus une image positive. Il s’agit aussi de retrouver la possibilité de « jeu », « d’expérimentation » dans la question politique, de redonner dans l’espace du débat public une place à l’art et la culture. Walt Whitman rappelait déjà à la fin du XIXème siècle « qu’il n’y aura aucune avancée dans la démocratie, sans appel à l’imagination que porte en elle la poésie » sous toutes ses formes. L’une des particularités des ces PIE consiste à allier des préoccupations citoyennes et sociétales, à des propositions artistiques et culturelles, oeuvrant pour une démocratie contributive où les pratiques de l’art et de la culture ont toute leur place et leur utilité. Cette question: “comment mettre les citoyens en position d’être contributeurs au monde qui les entoure? ” trouve un écho particulier dans les temps que nous traversons, où nombreux sont ceux qui n’ont plus le sentiment de participer et contribuer à la société au sein de laquelle ils vivent.

–> Le protocole à lire ici

–> Le PIE d’Avignon, été 2013

–> Le PIE Européen

–> Le PIE Murs-Murs

LES MILLE QUESTIONS
Au cœur des enjeux que traverse notre société, nous sommes tous saturés de réponses, qui arrivent souvent avant même que l’on ait trouvé la question. Méfions-nous de ces réponses toutes faites, inappropriées, trop rapides, stéréotypées. Posons-nous les bonnes questions. Problématisons. C’est ce à quoi contribue Les Mille Questions : une manière de se mettre à distance afin de reconstruire les problématiques qui sont à l’œuvre dans nos enjeux de société. Cette mise à distance consiste à proposer avec un groupe donné, 1000 questions sur un sujet donné, en interdisant toute réponse ou affirmation. Ces 1000 questions sont produites par de petits groupes rassemblés sur un outils collaboratif numérique, et confiées à la lecture d’un plasticien qui tente de faire chemin, en direct, des questions qu’il reçoit.

–> Les Mille questions sur l’Art Contemporain, Lyon novembre 2013.

–> Les Mille questions sur la place de la culture dans les centres sociaux, Paris janvier 2014.

LES CRIÉES
Une criée consiste en une performance menée par des collectifs, et destinée à porter à haute voix dans l’espace public des convictions intimes des participants. Le protocole suppose d’abord que chacun observe dans l’environnement qui l’entoure, un objet, une couleur, une image, une sensation : un élément sensible. Quand “l’objet” a été choisi, les participants sont invités à un exercice d’écriture, accompagnés par un auteur, un slameur, un poète… afin de transformer l’expérience émotionnelle en affirmation sociale, politique, morale. La dernière phase nécessite le choix d’un media public (radio, vidéo, affiches, graphisme mural, etc…) et la mise en scène dans l’espace public de l’ensemble des “Criées”. La forme d’une “criée” à haute voix dans la rue, en représente la version la plus simple.

–> Les criées de Marseille, décembre 2013

LES LETTRES DE BREST
Brest, samedi 1er décembre 2012, 9 heures. Par une matinée bien fraîche, le Fourneau, Centre National des Arts de la rue ouvre ses portes pour un embarquement particulier : une centaine de citoyens-nes se retrouvent pour ré-interroger l’actualité de l’éducation populaire au regard notamment des politiques culturelles. Ils et elles vont pendant une heure trente écrire des lettres, toutes adressées au Président de la République. Chacun des contributeurs rédigeant tour à tour une phrase ou un paragraphe de chaque lettre, tenant compte de ce que le voisin aura déjà exprimé.

–> Journée du 1er décembre 2012 à Brest.