FAUST-MACHINE, version Faust-Rouge, du 2 au 7 juillet

Ce spectacle est le résultat de plus de deux années de travail sur une figure contemporaine de Faust. Il est né d’un laboratoire de théâtre dans une Maison d’Arrêt de la Région parisienne lors d’une création avec des détenus


FAUST-MACHINE

Texte et mise en scène Jean Pierre Chrétien Goni et Hélène Labadie

Claude Barraud, Edouard Bueno, Stefanie Buard,  Amadéus Djibango , Ilaria Erigo, Christian Lando

Scénographie Stefanie Buard

Avec des extraits d’un documentaire de Claire Robiche

Production Cie l’Impossible Plutôt Que Rien

Ce spectacle est le résultat de plus de deux années de travail sur une figure contemporaine de Faust. Il est né d’un laboratoire de théâtre dans une Maison d’Arrêt de la Région parisienne lors d’une création avec des détenus. Des hommes tentés par la puissance, des hommes attirés, fascinés, piégés dans leurs désirs et leurs violences, parfois. Avec qui ont-ils pactisé? Qu’ont-ils promis en échange? De quoi ont-ils joui? Et quels sont nos propres pactes?

Faust-Machine tente de faire l’état des lieux de nos pactes terribles. A eux, à nous. Dans un société qui balance du réalisme le plus âpre aux imaginaires les plus incandescents. Faust-Machine, une fouille contemporaine dans le désir, la puissance de vivre, les croyances, et enfin, vraiment, la mort. Seul un Faust devenant femme a pu accepter ce voyage inouï.

du 2 juillet au 7 juillet, à 20h30

Réservation ici

Elle a signé /Faust a signé /tous les Faust signent toujours /toujours /aucun ne résiste /aucun /aucune /les promesses du marchand sont si délicieuses /on en vient à oublier le prix, le prix  pour franchir les limites /dévorer l’horizon /gagner les guerres /décrypter les secrets / pouvoirs illimités /il a dit /toutes connaissances possibles /il a dit / tout possible connu /il a dit /tes rêves sont la réalité /il a juré/ vingt-quatre années de plus en échange d’une trace de sang et d’une poussière d’âme /bonne affaire! / il a beaucoup ri / et vingt-quatre ans plus tard il ne reste rien / presque rien d’avoir joui du monde / et ça vient si vite dans le présent, l’échéance / même le plus mortel des mortels le sait / il a ri, beaucoup ri, le malicieux, beaucoup / il vient réclamer son dû / il tend la main / il dit: tu as bu à toutes les âmes/ il dit: tu es repu de caresses et d’amour / il dit: tu as aperçu l’origine du monde et la source des vies / il dit: tu as fermé les yeux en souriant quand la brise de l’éternité à frôlé ta peau / Il dit: tu as embrassé l’humanité/ voilà, il dit, tout est accompli, viens poser ton âme dans le creux de ma main / ne me fais pas attendre / il n’y a plus de place pour toi / prends ma main, laisse moi te baiser la bouche/ (Ignacio Charralde, « Visa pour l’outre-ciel », 2015)