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Coïncidence n° 31 / 11 mai / 19h-20h

Les Coïncidences rassemblent deux ou trois performances, films, lectures, moments de répétition publique, etc… dont l’articulation n’a pas été décidée à l’avance. Pas une scène ouverte mais un agencement aléatoire de désirs de scène, de parole, de jeu, d’images. Toutes les figures d’artistes y sont les bienvenues. Entrée libre. Libre comme tout le reste.


1- Le Sentiment Organique, avec les élèves du Théâtre du Fil, mis en scène par Antony Quenet, Cie Cette Cie Là

Quand je parle de « sentiment organique » , de Camille Claudel à Auguste Rodin, Michel Ange, Alberto Giacometti à Ron Mueck ou Giuseppe Penone aujourd’hui, sont ceux qui me semblent le plus à même de l’incarner de par leurs travaux de sculpteurs.

Pennone : Je garde un souvenir ému de l’exposition dans ce sale jardin de Versailles. Sale de sa belle ordonnance royale… Sale de sa propreté immaculée. Et les arbres penchés de Penone au milieu, comme un retour à la sauvage rit ! Comme le fou du roi dénonçant les apparâts de par sa simple présence brute, posée sur soi.

De son organicité donc.

Ce précurseur, et grande influence donc, de l’Arte Povera a beaucoup écrit au fil des années, et sait au moins mieux que quiconque écrire sur ce « sentiment organique » qui m’habite depuis toujours .

Donc dans le cadre de la formation que suivent les élèves du THÉÂTRE DU FIL, école de théâtre, ouverte à tous depuis 40 ans, sans condition d’excellence, de statut, de revenus, revenus des statuts d’excellences donc… Il m’apparaissait important d’essayer de leur faire parvenir un peu de cet esprit de la matière.Et d’achever cette performance qui n’aura lieu qu’ici, disparaîtra comme une œuvre de land’art dans un désert.

– Ce sont les arbres qui bougent?

– Non. C’est le vent.

Organiqué de la tête.

Antony Quenet

2- D’un matin à l’autre….

Ce sont des circulations elliptiques autour d’un temps d’atelier où nous avons fait un peu de bruit qui pense, avec les moyens disponibles. Les mots et des micros pour saisir nos usages des matériaux présents. Ces 4 films, picturalement minimalistes, représentent l’ouverture de parenthèses, où se déploient les sons comme des respirations ou des souffles sinuant entre les murs de la détention. Des flux poétiques comme des suspensions….

Créations originales ou reprises, inspirés de Salah Al Hamdani.

Son : Stekri (Dezordr/Pracksys)

Mise en image : Andréas Maher (Pracksys)

Voix: les détenus de l’atelier Identités Sonores à la Maison d’Arrêt de Villepinte (2017 – 2018)

3- « Du 13 au 7 »

Performance sonore de LzD, forme expérimentale, aux allures envoûtantes d’une fusion psycho-électro