Coïncidence n° 34 / 29 juin / 19h-20h

 

Coïncidence n° 34

Lecture performée et dirigée par Catherine Gil Alcala de 4 de ses Farces Philosophiques par les comédiens : Stefanie Buard, Claude Barraud, Édouard Bueno.


LA VOIX    Le fils s’enfile ses cachous qui se transforment en balles de plomb dans ses entrailles, la mère triture les friandises dans son haleine pleine de fantômes.   LE FILS    On va chez le psychanalyste pour jouer à être fou, et moi-même j’ai toujours rêvé à être fou pour m’évader.
J’envoie ce message comme un talisman.
Je suis désolé, mes rencontres ont toujours été catastrophiques !
Je porte en moi les secrets qui se propulsent, des êtres sur moi, comme les paroles qui s’imposaient à James Joyce, et je ne sais jamais s’ils existent uniquement dans le champ littéraire ou artistique, ou s’ils ont fonction d’englober le monde et son interaction.
La paranoïa de l’autre est comme une glue.
Le récepteur est forcément schizophrène, chaman et bouc émissaire.
Pour être récepteur, il faut avoir en soi une faille ou un miroir brisé pour laisser passer la lumière.  LA  MÈRE  Gnagnoumglouragneragne

gnoumgniougnigagnioumgouliroulegoule !   LA VOIX    Maman a une pulsion invocante et dévorante, une vocation pour moi comme qui dirait, comme qui dirait et en quelque sorte mortelle, couci-couça et couic !

Poésie intense qui déploie avec faste les charmes envoûtants de son inspiration mythique, La Foule Divinatoire des Rêves renoue avec la force cathartique du genre tragique au Ve siècle athénien. O. d’Harnois, Lectures au Coeur                     Le monde de Catherine Gil Alcala trouve racine dans l’invisible. C’est un euphémisme d’écrire que son univers reste celui des horizons imprécis. Son terreau de l’inconscient, son monde des impossibilités se décline en « rêves numineux ». Cikuru Batumike, Intertitres          Le Langage -l’incantation, la manducation, la transe de la langue- constitue le chef d’orchestre de ce Poème polyphonique, sorte de deus mortel ex machina dirigeant l’action dramaturgique de la tragédie humaine en cours d’’exécution. MCDEM, Recours au poème           La puissance spectaculaire et la force poétique du texte, les audaces thématiques et stylistiques font de la lecture de Zoartoïste une expérience intense. Elle laisse augurer d’un retentissement émotionnel décuplé par le spectacle théâtral et le pouvoir cathartique de l’angoisse existentielle représentée. Jeanne-Antide Huynh, Place de la Sorbonne
Pythie au verbe noir et flamboyant, elle pousse les mots à leur paroxysme pour nous faire basculer de l’autre côté, du côté du grand rire salvateur, où rien n’est sérieux, tout est primordial. Cathy Garcia, La Cause Littéraire

Cosmogonie individuelle, l’inspiration de Catherine Gil Alcala est de ces aérolithes mentaux où notre réalité se retrouve métamorphosée par le souffle protéiforme d’une pensée magique. MCDEM, La Cause Littéraire

Et que l’on soit pris par le fantasme ou la poésie, on est attiré par la scène intérieure de l’artiste, par son théâtre mental, par son théâtre du rêve, où l’auteur se voit en miroir, lequel sert à saisir une personnalité complexe et particulière. D. Ayres, Reflets du Temps

Une femme qui entre en poésie ne possède-t-elle pas dès lors « Une langue de feu » qui « s’élance sur la terre » ? F. Urban-Menninger, Exigence : littérature

La poésie a cela de fascinant qu’elle peut être à la fois ouverte à toutes les interprétations et à la fois terriblement précise dans ce qu’elle veut transmettre. E. Kempenaer, Le Suricate

Délire, transe, poésie exorcisante ou exutoire théâtral, Catherine Gil Alcala revient à la source même du cri qui génère toutes les béances jusqu’à faire parler ou hurler les bouches d’ombre qui hantent nos nuits. F. Urban-Menninger, Exigence : littérature

Oui, nous sommes bien dans un théâtre de chair, dans une création organique dont la langue est le mouvement de macération, qui se trouve en phase avec des forces dionysiaques, ivres, Ménades qui courent et se défont, dans une sorte de tragédie eschylienne. D. Ayres, La Cause Littéraire

La poésie de Catherine Gil Alcala s’apparente à une généalogie matriarcale. Son écriture ciselée est marquée des malheurs de l’être féminin abandonné à son sort dans un univers qui le surpasse, le détermine en le violentant. D. Sahyouni, Le Pan poétique des muses

Livre d’oracles. L’expression d’une autorité des mots et des idées… vous serez happé par du plus grand, du plus fort. E. Palmer, Luxsure

De l’Apocalypse johannique aux figures d’Apollinaire, … une poésie verte et capiteuse, où coulent les semences et les sécrétions, qui versent une sorte le lait brûlant du désir au milieu des pages. D. Ayres, La Cause Littéraire

Son texte traverse à la fois le monde des bêtes et celui des hommes… Et tous sont sur le devant de la scène tragique intemporelle, née de la Grèce. C’est le destin, le fatum qui tisse les lignes de forces… Les spectres des victimes comme dans Hamlet taraudent leurs meurtriers. M. du Crest, La Cause Littéraire