[blocks layout= »layout2″]
[block background= »#ffffff » text_color= »#000000″ rounded= »true » shadow= »true »]Muriel Roland (France) : Doctorante en étude théâtrale et chargée de cours à l’Université Paris 8, diplômée de l’Ecole internationale de Mimodrame Marcel Marceau de Paris, comédienne, chanteuse, a co- fondé la Cie SourouS, le festival Auteurs en Acte, et l’Escuela nacional de teatro de Santa Cruz- Universidad San Pablo- Bolivie. Elle mène au sein de ces structures des activités d’actrice, de metteuse en scène, de directrice d’actrice, de formatrice, de programmatrice et de chercheuse.

La trialectique de la transformation dans le geste de l’acteur: une poïèsis de l’écart et de l’entre

« L’écart, […] par la mise en tension qu’il organise, non seulement maintient en activité, l’un vis-à- vis de l’autre, ce qu’il a séparé, en fait des pôles d’intensité, mais encore il ouvre, libère, produit, de l’entre entre eux.» (François JULLIEN,L’écart et l’entre, Galilée, Paris, 2012, p. 49-50) Comme l’œuvre de Stéphane Lupasco l’a magistralement analysé, la transformation nécessite une logique des antagonismes, dans laquelle des polarités contraires font naître des tiers inclus sans cesse en mouvement. Le théâtre est par excellence le lieu de cette trialectique de l’écart et de l’entre intense et transformateur, voir créateur : entre sacré et profane, entre transe carthartique et pensée critique, entre corps de chair et corps d’ostension de l’invisible de la psyché (que la cartographie du corps dans la tradition chinoise nomme le corps énergétique),entre ponos et praxis d’où surgit la poïèsis du geste actoral, entre anagnorisis aristotélicienne et verfremdungseffekt brechtien.

Après un exposé théorique, un atelier pratique ouvert sera réalisé à partir de l’application de cette trialectique dans le geste actoral.

Vendredi 19 octobre de 10h à 13h 
Libre participation ———————————————————————————————————————————–[/block][block background= »#ffffff » text_color= »#000000″ rounded= »true » shadow= »true »]Miléna Kartowski-Aïach (France).

Chanteuse, auteure et metteure en scène. Elle a fondé la compagnie les Haïm, et développe depuis plusieurs années des créations de théâtre anthropologique, en lien avec ses terrains ethnographiques et les communautés. Sa dernière création, Leros – un Exil Insulaire chez les Damnés, est inspirée de son travail sur l’île grecque de Leros auprès de réfugiés yezidis, mais aussi des habitants et des volontaires venus du monde entier.

Diplômée en philosophie, socio-anthropologie des religions et de l’école

des arts politiques de Sciences Po Paris, elle poursuit un doctorat d’anthropologie à l’université d’Aix-Marseille.

 

La question de la transformation est au cœur de son activité de chercheuse-créatrice, et notamment auprès des communautés avec lesquelles elle développe des laboratoires de théâtre anthropologique. Comment, par les voies de l’art et de la poétique, nous pouvons trouver des brèches, pour tenter de transformer, un présent parfois insoutenable et retrouver sa voix au monde?

Cette demie journée d’atelier sera constituée de deux temps. Milena présentera d’abord les bases du théâtre anthropologique ainsi que les enjeux dramaturgiques et poétiques de sa dernière création Leros – un Exil Insulaire chez les Damnés. Puis, elle mènera un atelier pratique en lien avec les processus spécifiques de recherche, les modes de créations et de transformations poétiques développés à partir de l’enquête ethnographique. Cela se déroulera donc in situ, au sein de l’ecosystème riche et complexe qu’est « le Vent se Lève ». Comment passer de l’enquête au théâtre, d’un témoignage urgent à un oratorio poétique ? Comment nous adapter à chaque fois au lieu afin que le récit se déploie organiquement et traverse/transforme le nouvel espace de jeu ?

Vendredi 19 octobre de 14 h à 18h

Libre participation ___________________________________________________________________

[/block][block background= »#ffffff » text_color= »#000000″ rounded= »true » shadow= »true »]Fabrice Nicot (France) : diplômé de l’ENSATT comme comédien, Master 2 de recherche théâtrale de l’université Paris 3, doctorant chargé de cours à l’université Paris 8

(recherche théâtrale) et à l’Université d’État d’Haïti (anthropologie).
Chercheur, enseignant, metteur en scène, comédien, critique d’art et

producteur d’événements culturels.

Théâtre de l’Être, théâtre du vécu

Se tenir dans un corps fort, écouter et regarder : telles sont les trois
règles principales d’un théâtre de l’Être.
Par la méditation puis un entraînement physique et vocal intense
inspiré du yoga de l’énergie, l’acteur se libère de ses tensions
physiques et psychologiques tout en se renforçant, acceptant sa
présence nue et dépouillée sur la scène. Il atteint l’équilibre parfait
entre une position centrée en lui même et ouverte sur l’extérieur.
L’acteur, en totale disponibilité, offre son attention, son corps et sa présence à l’espace, à ses partenaires de jeu et aux matériaux artistiques qui le « traversent ».

Le texte « lit » l’artiste, le chant « le chante », la danse « le danse ».
L’acteur est aussi invité à travailler à partir de ses zones frontières intimes, celles se situant entre le « je veux»et«je ne peux pas».
Une action « organique » collective se développe sur la scène composée de textes, chants vibratoires et danses.
Cet atelier s’inspire des longues années d’expériences humaines et artistiques avec des communautés pratiquant les arts de la «transformation» : notamment du vaudou, du christianisme et de l’hindouisme.

Samedi 3 novembre de 10h à 13h  Libre participation

[/block]

[block background= »#ffffff » text_color= »#000000″ rounded= »true » shadow= »true »]


[/block][/blocks]