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Arts de la transformation: conférences 21, 27, 28 octobre, 3 novembre


Georges Banu

Georges Banu est professeur émérite d’études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle – Paris .
Il est président d’honneur de l’Association Internationale des Critiques de théâtre et président du Prix de l’Europe pour le théâtre. Il a reçu le Grand Prix de

l’Académie Française ( 2014).
Il a publié un nombre important d’ouvrages et essais consacrés aux metteurs en scène européens en particulier Peter Brook, Kl.Michael Grüber, Giorgio Strehler, Antoine Vitez, Ariane Mnouchkine. Il est l’auteur d’une trilogie autour du théâtre et la peinture : Le Rideau, l’Homme de dos et Nocturnes. (ed. Adam Biro) . Et d’une autre qui réunitL’Oubli, Le Repos et la Nuit. ( Les Solitaires intempestifs) Son ouvrage Le Rouge et or ( (ed. Flammarion/Rizzoli)est une œuvre de référence pour la poétique du théâtre à l’italienne. Il a consacré un essai intitulé Notre théâtre, la Cerisaie ( ed. Actes Sud) au chef d’œuvre de Tchékhov et un autre au théâtre japonais, L’acteur qui ne revient pas. (ed. Gallimard). Dernières parutions: Amour et désamour du théâtre, La porte, au coeur de l’intime, Le théâtre ou de l’inaccompli, Tchékhov, notre prochain…

Il a été proche de Jerzy Grotowski avec lequel il a animé de nombreux débats et a collaboré pour la préparation de certains de ses textes, l’Art du débutant, le Performer, Travailler sur les actions physiques, le livre de Thomas Richards.
Ses livres ont été traduits en plusieurs langues européennes. Il a collaboré et collabore en tant que sélectionneur avec les festivals d’Avignon, Wroclaw, Sibiu, Bogota, Sarajevo.

Coordinateur de la table ronde et parrain du projet
Samedi 3 novembre 2018 15h -22h 
Libre participation

Jean-Marie Pradier

Jean-Marie Pradier est professeur émérite de l’université Paris-8, où il a codirigé le département Théâtre et coordonné la composante Ethnoscénologie de l’EA 1573. Après des recherches dans le Kurdistan d’Irak, il a été en poste à Istanbul, Montevideo, Rabat. Chercheur du laboratoire d’ethno-scénologie de la Maison des sciences de l’homme de Paris-Nord. Membre fondateur de l’International School of Theatre Anthropology, créée par Eugenio Barba.

Conférence : « L’art comme véhicule chez Brook et Grotowski »

Samedi 3 novembre 2018 15h 
Libre participation

Jean-Marc Adolphe

Né en 1958, Jean-Marc Adolphe a été à partir des années 1980 un grand promoteur de la danse contemporaine, en tant que critique (pour l’Humanité, de 1985 à 1991) et diverses revues, et comme conseiller artique, pour des festivals et pour le Théâtre de la Bastille, de 1994 à 2002). Il a été jusqu’en 2014 directeur de la revue Mouvement qu’il a créée en 1993. Il est auteur ou co-auteur de plusieurs ouvrages sur la danse, et de très nombreux articles, essais, pour des revues et des théâtres.

Conférence : LE BUTÔ, ART DE LA TRANSFORMATION

Au Japon, le théâtre avait jadis pour fonction de divertir les dieux (le kami-asobi désignait un rite destiné aux esprits). Apparu à la fin des années 1950 avec Tatsumi Hijikata, son fondateur, le Butö, cette « danse archaïque d’avant-garde » selon la formule de Jean-Marc Adolphe, est venue curieusement renouer avec cette notation ancestrale en proclamant la « révolte de la chair ».

Dimanche 21 octobre 2018 19h
Libre participation

Jean-Pierre Chrétien-Goni

Metteur en scène et universitaire, il travaille essentiellement sur les thématiques de l’enfermement : prisons, hôpitaux psychiatriques, ghettos et tous les espaces de la déshérence sociale. Ce qui le conduit à explorer, naturellement, toutes les formes d’explosions et de sorties imaginaires qui y naissent. Il met en scène une cinquantaine de spectacles y embarquant souvent des passagers insolites de l’art, que ce soit sur une scène perdue au cœur d’un établissement carcéral ou au

Cirque d’Hiver.En 2008, il ouvre un tiers-lieu d’art et de création « Le Vent se Lève ! » dans le 19ème arrdt de Paris où tente de s’élaborer l’utopie d’une création partagée et d’un art ouvert. Il est l’auteur d’ouvrages et d’articles sur l’anthropologie de l’art et de la culture, ainsi que sur des questions de philosophie politique. Il enseigne l’anthropologie de la culture, les théories de l’action artistique, le théâtre, au Conservatoire National des Arts et Métiers.

 

Conférence : De l’art de la transformation à la transformation de l’art

Le Vent se Lève! est un laboratoire de création, où les formes artistiques sont mises à l’épreuve de ceux qui, dit-on, ne savent pas ni ne peuvent rien. Jean Oury disait qu’en psychiatrie, c’est l’hôpital qu’il faut soigner et que le reste se produira en conséquence. Je lui enchaînerais bien le pas en re- tournant tout ce qui nous amènerait à penser que l’art soigne et en affirmant que c’est ce qui nous permet de (re)trouver pour l’art une place dans nos humanités réelles. Les pratiques créatives du Vent se Lève! s’acharnent à ces rencontres où mutuellement les gens (les « publics », on dit, je crois?, à moins de les pointer comme « les précaires, les vulnérables, les mis-de-côté, » etc…) et les artistes se dé-séparent, se dés-alignent, et se dé-colonisent. Trois néologismes qui seront développés dans le propos, accompagnés d’une courte réflexion et peut-être action poétique d’incuba- tion ( ou de succubation, allez savoir…)

Dimanche 21 octobre 2018 20h 

Libre participation

Jean-Yves Blot

Doyen de la Faculté d’Ethnologie depuis 2016, après avoir été, pendant 13 ans, Directeur Général du Bureau National d’Ethnologie du Ministère de la Culture et de la Communication.

Ethnologue de formation, doctorant en Anthropologie à l’Université d’État d’Haïti (Sujet : Les Sosyete vodou en Haïti) après une Maîtrise en Anthropologie à l’Université de

Montréal.

Conférence : « Le champ du vodou et son originalité dans la société haïtienne : résistance et lutte »‘.

Samedi 27 octobre 2018 19h

Libre participation

Lilas Desquiron est née à Port-au-Prince en 1946.

Dans les années 1960 et 1970, Lilas Desquiron étudie l’ethnologie à Bruxelles et à Paris. Elle se spécialise dans l’étude des religions afro-américaines. Sa thèse soutenue à l’Université Libre de Bruxelles est publiée en 1990 sous le titre Les Racines du Vodou.

Son roman Les chemins de Loco-Miroir est un texte qui mêle
l’aspect quotidien du vodou (en particulier le rôle
des marasa ou jumelage entre deux protagonistes de classe sociale différente) et l’histoire des vêpres de Jérémie, quand un groupe de jeunes révolutionnaires débarque à Jérémie en 1964. Lilas Desquiron est Ministre de la Culture en Haïti (2001-2004). Elle vit actuellement en France.

Conférence : « Les racines Africaines des guédés haïtiens »

Dimanche 28 octobre 2018 19h 

Libre participation

Mireille Ain : Directrice de médiathèque a découvert Haïti en 2002 lorsqu’elle à été nommée directrice de la médiathèque de l’Institut français.
Initiée au Brésil, au Candomblé, elle a très vite rencontré le Vodou. Elle y a été initiée par Adelyn Adnor au Rite Bizango en 2003, et par la suite au vodou Rada au péristyle de Mariani chez Max Beauvoir en 2004 et 2005., Retraitée, elle vit à Jacmel où elle a son péristyle La Kay Zila.

Conférence : « Découvrir les guédés haïtiens à partir de la tradition orale : la mythologie, les chants du grand recueil sacré et de la prière Djo, recueillis par Max Beauvoir ».
Elle sera accompagnée (sous réserve ) de Bob Bovano pour les chants.

Dimanche 28 octobre 2018 20h

Libre participation